Haut-Mbomou : les Projets à impact rapide de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) transforment l’accès aux services essentiels
Dans le Haut-Mbomou, où les défis liés à l’enclavement, à l’accès aux services sociaux de base et au rétablissement de l’autorité de l’État demeurent importants, les Projets à impactrapide de la MINUSCA contribuent, depuis plusieurs années, à améliorer concrètement le quotidien des populations. Entre 2015 et 2026, 61 projets ont été mis en œuvre dans la région de Haut-Oubangui, dont fait partie le Haut-Mbomou, pour un investissement de plus de 2,5 millions de dollars américains, afin de renforcer l’accès aux servicesessentiels, soutenir la cohésion sociale et accompagner le retour de l’autorité de l’État.
Derrière chaque école construite, chaque pont réhabilité ou chaque infrastructure administrative mise en service, ce sont des milliers de personnes qui retrouvent un accès plus facile à l’éducation, aux soins, à l’eau potable et aux services publics.
Les résultats de ces investissements ne se résument pas aux bâtiments construits ou réhabilités. Ils se traduisent par un meilleur accès aux services de base et une amélioration concrète des conditions de vie. À Obo, la maternité rénovée, le centre de formation professionnelle construit, le tribunal désormais électrifié, ainsi que les nouvelles infrastructures scolaires et communautaires répondent à des besoins longtemps restés insatisfaits.
Pour les familles, ces changements ont un visage bien réel. À l’occasion de la remise de l’école mixte Bambito, le 27 août 2024, Gaston Momou-Mongi, membre de l’Association des parents d’élèves du Haut-Mbomou, se félicitait de voir les élèves bénéficier enfin d’un cadre d’apprentissage adapté : « Maintenant nos enfants ne vont plus se balader. Nous allons commencer les études dans les bâtiments de l’école mixte Bambito. Les enfants vont étudier dans des bonnes conditions ici ».
La construction du stade Tita Mopoi, du marché à viande et de la Maison des jeunes a également créé des espaces favorisant la cohésion sociale, l’épanouissement de la jeunesse et le développement d’activités économiques.
Les femmes et les jeunes au cœur des initiatives
Les jeunes et les femmes ont par ailleurs été au cœur de plusieurs initiatives, notamment à travers des activités génératrices de revenus à Obo, la construction du centre de formation de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) à Zemio et le soutien à un environnement protecteur pour les jeunes.
À Obo, Mbongo Collette, présidente des groupements féminins issus de la plateforme religieuse, témoignait en juillet 2024. « La MINUSCA a permis aux femmes de réaliser des activités génératrices de revenus qui nous ont rassemblées. Auparavant, les femmes vivaient dans la précarité, elles n’avaient rien à faire, mais lorsqu’elles ont bénéficié de cet appui de la MINUSCA, elles sont devenues autonomes », a-t-elle expliqué.
En offrant des perspectives de formation, d’insertion socioéconomique et de participation à la vie communautaire, ces investissements renforcent l’autonomie des bénéficiaires, réduisent les facteurs de vulnérabilité susceptibles d’alimenter les tensions et contribuent à éloigner les jeunes du recrutement par les groupes armés, au profit des dividendes de la paix et du développement local.
Le désenclavement comme moteur du développement local
Dans plusieurs localités, les projets de la MINUSCA ont contribué à réduire l’isolement des populations. Entre 2022 et 2026, de nombreux ponts ont été construits ou réhabilités sur les axes Obo-Bambouti, Obo-Mboki, Zemio-Mboki, Zemio-Djema et Rafai. La réparation des bacs de Kéré et de Kadjema, ainsi que la construction de plusieurs dalots et ouvrages de franchissement, ont facilité la circulation des personnes et des biens tout au long de l’année.
Pour les commerçants, les agriculteurs et les élèves, ces infrastructures représentent un gain de temps considérable et une meilleure connexion avec les centres économiques et administratifs de la région.
Sur l’axe Obo-Bambouti, cet effort de désenclavement s’est également appuyé sur les travaux du contingent pakistanais de la MINUSCA, avec la participation de jeunes bénéficiaires du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR). En juillet 2024, Mbolinzapa Carine, habitante de Zara, en décrivait les effets : « Avant, c’était difficile de circuler sur cette route, la peur gagnait les esprits. Aujourd’hui, tu peux circuler comme bon te semble ».
Bambouti : des services publics plus accessibles
À Bambouti, les interventions ont permis de renforcer la présence de l’État et l’accès aux services publics. La construction de la mairie, de la Sous-préfecture, la réhabilitation de l’école préfectorale ainsi que la réalisation d’un forage de 150 mètres de profondeur équipé d’un système de distribution d’eau potable constituent autant d’investissements qui améliorent durablement les conditions de vie des habitants.
Pour les familles, l’accès à une eau potable plus sûre et à des infrastructures administratives fonctionnelles représente un changement concret dans leur quotidien.
À propos de la reconstruction d’infrastructures de sa localité, Anne-Marie Sioun-Karani, maire de Bambouti, déclarait en avril 2025 : « Depuis 2024, la MINUSCA a placé la ville de Bambouti parmi ses priorités. Elle a initié la construction de la Sous-préfecture, de la Mairie et du collège, dont les travaux sont désormais achevés. Une chose que j’ai vraiment apprécié, c’est la construction des salles d’hospitalisation, de la maternité au niveau du centre de santé de Bambouti ainsi que la construction d’une station de radio communautaire qui va être opérationnelle d’ici quelques temps. Actuellement, la ville de Bambouti est très belle. Et, nous sommes prêts à accueillir ces joyaux ».
Le retour progressif de l’autorité de l’État
La restauration de l’autorité de l’État constitue un autre pilier majeur de l’action de la MINUSCA dans le Haut-Mbomou. La construction ou la réhabilitation de mairies, sous-préfectures, commissariats, gendarmeries, tribunaux, prisons et bâtiments administratifs à Obo, Mboki, Zemio et Bambouti permet aujourd’hui aux administrations locales de mieux servir les citoyens.
Ces infrastructures contribuent également à renforcer la confiance entre les populations et les institutions publiques.
Lors de la remise du nouveau palais de justice d’Obo, le 20 novembre 2025, le préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbele, lançait cet appel : « La construction et la remise de ce nouveau palais de justice est donc un signal fort : c’est le retour de la justice, le retour de l’État, le retour à la protection des libertés... À la population du Haut-Mbomou, je lance un vibrant appel à reprendre confiance en la justice ».
Des acquis durables pour les communautés
Pour de nombreux habitants, l’impact des Projets à impactrapide va bien au-delà des infrastructures visibles. Chaque école construite représente davantage d’enfants scolarisés, chaque pont réhabilité facilite l’approvisionnement des marchés, chaque point d’eau potable réduit les difficultés quotidiennes des ménages, et chaque bâtiment administratif rapproche les services publics des citoyens.
Mais surtout, ces investissements constituent des acquis durables dont les communautés continueront de bénéficier bien au-delà de la présence de la MINUSCA. En renforçant les capacités locales, en améliorant l’accès aux servicesessentiels et en créant des infrastructures structurantes, ces projets jettent les bases d’un développement pérenne, contribuent à la résilience des populations et consolident les dividendes de la paix dans le Haut-Mbomou.
Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).